Ce qu'est vraiment le Koyasan
Le Koyasan est une vaste cité monastique de la préfecture de Wakayama, dans les montagnes au sud d'Osaka, et non un bâtiment que l'on visite. Au sens strict, le nom est celui de la montagne du Kongobu-ji, siège ecclésiastique de l'école Koyasan du bouddhisme Shingon. La montagne compte 120 sous-temples, dont beaucoup hébergent les pèlerins, et une université consacrée aux études religieuses : c'est une ville religieuse en activité, pas un musée avec guichet. En 2004, l'UNESCO a inscrit le Kongobu-ji au titre des sites sacrés et chemins de pèlerinage des monts Kii. On monte ici pour y passer une nuit, pas pour une photo depuis la route.
Le train depuis Namba
La montée se fait par la ligne Nankai Koya, un chemin de fer privé qui relie Osaka au Koyasan. Les trains partent de Namba, traversent la banlieue sud par Sakai, Osakasayama, Tondabayashi et Kawachinagano, puis Hashimoto et Koya dans la préfecture de Wakayama, et s'arrêtent à Gokurakubashi, au pied de la montagne. Le trajet complet demande environ 1,5 heure en train express et environ deux heures en omnibus : la différence vaut une réservation de place si l'on vous en propose une. Entre Hashimoto et Gokurakubashi circule aussi le train panoramique Tenku, tous les jours sauf mercredi et jeudi de mars à novembre, puis les week-ends et jours fériés de décembre à février. Nankai n'est pas JR : ne supposez pas qu'un Japan Rail Pass couvre ce tronçon, vérifiez avant de partir.
Le funiculaire tout en haut
Le train s'arrête à Gokurakubashi parce que la dernière portion est trop raide, et un funiculaire prend le relais. Le Koyasan Cable, officiellement Cable Line, est exploité par la même compagnie, Nankai Electric Railway, et a été ouvert en 1930 comme accès au mont Koya. Vous descendez du train, montez dans le funiculaire et gagnez le plateau, d'où des bus locaux continuent vers la ville monastique. L'étape est courte et raide, et c'est le moment où le trajet cesse de ressembler à une banlieue d'Osaka. Pensez aux bagages : vous enchaînez train, funiculaire et bus, puis la marche jusqu'à la porte d'un temple, donc un petit sac vaut mieux qu'une grosse valise.
Depuis l'aéroport du Kansai et depuis Wakayama
Vous n'êtes pas obligé de passer par Osaka. Un bus relie sans arrêt l'aéroport du Kansai au mont Koya, au tarif adulte annoncé de 2 000 yens : c'est l'option la plus simple si vous atterrissez le matin et voulez passer votre première nuit sur la montagne plutôt qu'à l'hôtel en ville. Depuis la côte, un second bus, le Koyasan Marine Liner, va de la gare de Wakayamako à l'arrêt Okunoin, au tarif adulte de 2 250 yens. Ces deux tarifs viennent de Wikipédia et non d'une page d'exploitant que nous avons vérifiée : prenez-les comme un ordre de grandeur et confirmez le prix et les horaires avant de bâtir une journée autour de l'un de ces bus.
Dormir dans un sous-temple
Se loger ici, c'est une chambre dans un temple en activité, et la soirée suit l'horaire du temple, pas le vôtre. Beaucoup des 120 sous-temples reçoivent des hôtes à la manière d'une auberge traditionnelle : chambres en tatami, salles d'eau partagées et bains communs, chaussures à l'entrée, repas à heures fixes et non quand vous rentrez. La cuisine est bouddhiste et végétarienne : signalez à la réservation ce que vous ne pouvez pas manger, pas à table. Parlez bas dans les couloirs, remportez vos déchets, et demandez à l'arrivée l'heure de l'office du matin et celle de la fermeture des portes. On ne laisse de pourboire nulle part au Japon, temples compris.
Nuit sur place ou aller-retour, et le réseau là-haut
L'aller-retour dans la journée est possible, mais la nuit est tout l'intérêt. Environ 1,5 heure dans chaque sens en express, plus le funiculaire et un bus en haut : il vous reste quelques heures utiles sur la montagne et un retour pressé. La ville monastique change dès que les derniers trains sont partis, et les visiteurs de la journée avec eux. Si vous ne pouvez faire qu'une journée, prenez l'express le plus matinal et repérez le dernier départ vers la vallée avant de vous installer où que ce soit.
Côté réseau, restez réaliste. Les notes de service de notre opérateur signalent encore des trous en montagne, dans les tunnels et dans les zones isolées, et nous n'avons aucune déclaration de couverture publiée pour le Koyasan lui-même : téléchargez vos cartes, vos horaires et l'adresse de votre temple avant de quitter Osaka. Goodbars vend une eSIM Japon que vous installez chez vous et activez à l'atterrissage ; elle fonctionne sur NTT docomo, le premier réseau mobile du Japon en nombre de contrats mobiles, et notre page de couverture pour le Japon montre où ce réseau est disponible et ce que mesurent les tests de débit indépendants.






