À quoi ressemble vraiment la randonnée ici
Les montagnes japonaises sont intégrées au réseau de transport, pas mises à l'écart. Les Alpes japonaises coupent Honshu en deux, et les sommets du centre de Honshu sont depuis des siècles objets de vénération et de pèlerinage, d'où les sanctuaires en altitude et des sentiers parcourus depuis des générations. Le réseau ferré totalise 27 182 kilomètres chez des dizaines de compagnies : la plupart des départs sont à un train et un bus, et les cartes IC comme Suica couvrent les derniers tronçons. Les sentiers sont balisés, souvent en japonais seulement dès qu'on quitte les itinéraires connus. C'est la saison, pas la distance, qui décide en général de l'ouverture.
Le mont Fuji
Le Fuji est celui dont tout le monde parle, et c'est une vraie montagne, pas une longue promenade. C'est un stratovolcan actif dont le sommet culmine à 3 776 mètres, le plus haut du Japon, et sa dernière éruption date de 1707-1708. Il se trouve à environ 100 kilomètres au sud-ouest de Tokyo et se voit depuis la ville par temps clair. La neige couvre le cône environ cinq mois par an, et la calotte saisonnière apparaît en moyenne le 2 octobre, bon indice de la fermeture de la fenêtre d'ascension. Le Fuji est l'une des Trois Montagnes Sacrées du Japon, avec le mont Tate et le mont Haku, et il est inscrit au patrimoine mondial comme site culturel depuis le 22 juin 2013. Règles, dates d'ouverture et frais sont fixés localement et changent : consultez les pages de la préfecture avant de planifier.
Les Alpes japonaises et Kamikochi
Les Alpes japonaises sont trois massifs, pas un : les Hida, les Kiso et les Akaishi. Le nom a été forgé par l'archéologue anglais William Gowland, qui ne visait que les Hida, puis popularisé par le missionnaire Walter Weston, dont la plaque commémorative se trouve à Kamikochi. Kamikochi est la base évidente, une vallée au climat alpin et des marches qui n'exigent aucune ascension de sommet. Les téléphériques font ici une bonne part du travail : le Komagatake a ouvert en 1967, le Shinhotaka en 1970, et la route alpine Tateyama Kurobe était entièrement ouverte en 1971. Ils vous hissent en quelques minutes en altitude, ce qui transforme un itinéraire de deux jours en après-midi.
Nikko et Hakone : la montagne et l'eau chaude
Ce sont les deux massifs où l'on marche le matin et où l'on se baigne l'après-midi. Nikko couvre une large portion du Tochigi rural, à environ 140 kilomètres au nord de Tokyo, avec des altitudes de 200 à 2 000 mètres et une longue liste de sources chaudes. C'est froid et humide pour le Japon : la température moyenne annuelle tourne autour de 7 degrés et les précipitations autour de 2 202 millimètres, donc l'imperméable n'est pas facultatif. Ses sanctuaires et temples, 103 structures en tout, sont au patrimoine mondial depuis 1999. Hakone est plus doux, autour de 13 degrés à l'année, et s'organise autour du lac Ashi, du sanctuaire de Hakone et de sources chaudes en vue du Fuji.
Marches courtes : le mont Misen et Nara
Toutes les marches japonaises n'exigent pas une journée et des chaussures de montagne. Sur l'île d'Itsukushima, mieux connue sous le nom de Miyajima, le mont Misen s'élève à 535 mètres et le téléphérique vous laisse à 30 minutes de marche du sommet, ce qui en fait une demi-journée plutôt qu'un projet. Le parc de Nara, créé en 1880 et couvrant 502 hectares au pied du mont Wakakusa, est une marche plate à travers des enceintes de temples avec plus de 1 200 daims sika sauvages : traitez-les comme de la faune, car au moins 164 personnes ont été blessées entre 2017 et 2018. Les deux servent de pause entre deux journées de ville, sans autre équipement que des chaussures pour monter des marches.
Météo, altitude et secours
Le FCDO britannique cite le mal des montagnes comme risque dans certaines régions du Japon, et la météo est l'autre moitié du problème. Les typhons courent de juin à décembre, avec un pic de juillet à septembre, et les séismes peuvent survenir à tout moment : gardez les alertes de l'agence météorologique japonaise activées et suivez-les plutôt que de finir l'itinéraire. Le numéro d'urgence est le 119 pour une ambulance. Les structures médicales sont de bonne qualité mais les soins coûtent cher et vous devez vous attendre à tout payer vous-même ; un hôpital peut vérifier votre assurance avant de vous soigner, donc une assurance couvrant la montagne n'est pas une formalité. Goodbars vend une eSIM Japon que vous installez chez vous et activez à l'atterrissage ; elle fonctionne sur NTT docomo, le premier réseau mobile du Japon en nombre de contrats mobiles, et notre page de couverture pour le Japon montre où ce réseau est disponible et ce que mesurent les tests de débit indépendants.






