Ce que vous gravissez vraiment
Le mont Fuji est un stratovolcan actif de Honshu culminant à 3 776,24 mètres, le point le plus haut du Japon, et sa dernière éruption remonte à 1707-1708. Il se dresse à environ 100 kilomètres au sud-ouest de Tokyo et reste visible depuis la ville par temps clair, c'est ainsi que la plupart le découvrent. La neige couvre le cône environ cinq mois par an. Le Fuji est l'une des Trois Montagnes sacrées du Japon, avec le Tate et le Haku ; il est inscrit au patrimoine mondial comme site culturel depuis le 22 juin 2013, et l'UNESCO reconnaît 25 sites d'intérêt culturel alentour, dont le sanctuaire shinto Fujisan Hongu Sengen Taisha. Voyez-le comme une montagne surmontée d'un sanctuaire, pas comme un belvédère avec un sentier.
La saison décide de tout
On gravit le Fuji pendant la saison d'été, et à aucun autre moment. Les sentiers, les refuges et les services de la montagne sont ouverts pour cette fenêtre par les préfectures, et les dates bougent : les pages officielles du Yamanashi et de Shizuoka sont le seul endroit où les lire pour l'année de votre voyage. Deux indices extérieurs disent la brièveté de la fenêtre. La calotte neigeuse saisonnière apparaît à une date moyenne du 2 octobre, et notre opérateur n'active la 5G qu'il publie pour le sommet que pendant la saison d'ascension. Ajoutez la météo : la saison des typhons court de juin à décembre avec un pic de juillet à septembre, exactement sur la fenêtre, et le FCDO britannique relève des températures dépassant souvent 35 degrés en juillet et août au niveau de la mer.
Le quota journalier et le droit d'accès
Le Fuji n'est plus une montagne où l'on se présente sans rien préparer. La préfecture de Yamanashi a fixé un quota de 4 000 grimpeurs par jour et a commencé à percevoir un droit d'entrée de 2 000 yens, en réponse à l'affluence. Ces deux chiffres viennent de l'article de Wikipédia sur le tourisme au Japon, pas d'une page préfectorale que nous avons vérifiée, et les règles ont déjà été revues plusieurs fois : lisez celles en vigueur au Yamanashi pour votre saison. Le versant de Shizuoka relève d'un régime distinct, dont nous n'avons vérifié aucun chiffre : si vous partez de là, cherchez ses règles propres. Réservez, payez et enregistrez-vous avant de partir, car les contrôles se font au départ du sentier.
Ce que la montagne vous fait
C'est un terrain haut, froid et instable, et les chiffres le disent. La température la plus basse relevée au sommet est de moins 38,0 degrés, en février 1981, la plus haute de 17,8 degrés, en août 1942 ; la station météo occupée du sommet a fermé en septembre 2004 après 72 ans de service. Les pentes, du cratère vers l'extérieur, font de 31 à 35 degrés, l'angle de talus du gravier sec, ce qui transforme la descente en glissade. Le FCDO britannique cite le mal des montagnes parmi les risques dans certaines régions du Japon, et c'est l'altitude qui piège ici les gens en forme : montez lentement, reposez-vous en route si l'horaire le permet, et faites demi-tour si la tête cogne. Le numéro d'urgence pour une ambulance est le 119. Les soins au Japon sont de qualité et coûteux, et vous en payez la totalité : vérifiez que votre assurance couvre la randonnée à cette altitude.
Kawaguchiko, la base au pied
La plupart des grimpeurs s'organisent autour des Cinq Lacs du Fuji, et le lac Kawaguchi est le plus pratique. Les lacs se trouvent au pied de la montagne, dans la préfecture de Yamanashi, vers 1 000 mètres, pour environ 100 000 habitants ; la ville principale, Fujiyoshida, compte quelque 54 000 personnes et est connue pour ses udon. Le lac Kawaguchi se trouve dans la commune de Fujikawaguchiko, vers 800 mètres, le plus bas et le deuxième par la superficie, avec le plus long rivage, des étés frais et des hivers souvent glacés. Il est dans le parc national de Fuji-Hakone-Izu, dispose des équipements touristiques les plus développés des cinq lacs et sert de plaque tournante pour ceux qui montent. Y dormir la veille transforme une journée brutale en journée tenable.
Si vous ne montez pas, et le réseau là-haut
La plupart de ceux qui viennent pour le Fuji le regardent plutôt qu'ils ne le gravissent, et les communes du pied ont commencé à encadrer la manière dont cela se fait. En mai 2024, Fujikawaguchiko a installé une grande barrière noire pour masquer une vue devenue virale, après l'afflux de visiteurs qu'elle avait provoqué. La leçon est simple : tenez-vous où c'est prévu, restez hors de la chaussée et des entrées de garage, et remportez vos déchets.
Côté réseau, la montagne est franche. Notre opérateur indique la 5G autonome au sommet comme disponible pendant la seule saison d'ascension, et ses notes de service précisent que montagnes, tunnels et zones isolées peuvent rester hors de portée, que sa carte de couverture est calculée et non mesurée, et qu'une icône 5G ne garantit pas une connexion 5G. Téléchargez l'itinéraire, la météo et vos horaires avant de partir. Goodbars vend une eSIM Japon que vous installez chez vous et activez à l'atterrissage ; elle fonctionne sur NTT docomo, le premier réseau mobile du Japon en nombre de contrats mobiles, et notre page de couverture pour le Japon montre où ce réseau est disponible et ce que mesurent les tests de débit indépendants.






