Ce que coûte vraiment la location d'un scooter
Depuis juillet 2026, un scooter automatique basique de 110 à 125cc (un Honda Scoopy, BeAT ou Vario) se loue pour environ IDR 60,000 à 100,000 par jour, soit à peu près USD 4 à 6,50. Une machine plus grosse de 150 à 160cc comme un Yamaha NMAX ou un Honda PCX tourne plutôt autour de IDR 100,000 à 200,000. Les tarifs baissent vite plus vous le gardez longtemps : une semaine revient souvent à IDR 400,000 à 600,000 au total, et un mois peut se situer entre IDR 1,000,000 et 3,000,000 selon le modèle et son âge. Les hauts lieux touristiques comme Canggu, Seminyak et Uluwatu se placent en haut de ces fourchettes.
Le permis dont vous avez légalement besoin
Pour conduire légalement, il vous faut un permis moto valide de votre pays plus un Permis de Conduire International portant la catégorie moto (A), et un permis réservé aux voitures ne couvre pas un scooter. L'IDP n'est pas un document autonome, alors gardez sur vous le carnet physique, votre permis d'origine et votre passeport ensemble. La police effectue des contrôles réguliers, et en 2026 elle verbalise bel et bien les touristes sur place, en général IDR 250,000 à plus de 1,000,000. Le risque le plus grand, c'est votre assurance voyage : la plupart des contrats ne paient rien pour un accident de scooter si vous n'étiez pas correctement autorisé, ce qui peut vous laisser régler une facture d'hôpital vous-même. Cela vaut la peine d'être honnête avec vous-même avant de louer, pas après.
Les casques, et pourquoi ils comptent ici
Le casque est obligatoire par la loi pour le conducteur comme pour le passager à Bali, et les modèles fragiles fournis avec une location ne servent pas à grand-chose dans un vrai accident. Les locations incluent en général deux casques ouverts, souvent lâches, rayés ou à la sangle usée. Si vous comptez rouler plus d'un jour ou deux, acheter un meilleur casque intégral sur place est une protection bon marché pour votre tête. Rouler sans casque, c'est une autre amende immédiate, et c'est exactement le genre de faille qu'un assureur invoquera pour refuser une indemnisation. Vérifiez que la sangle se ferme vraiment et que la visière n'est pas rayée au point de ne plus voir à travers au crépuscule.
Comment fonctionne la location elle-même
Avant de partir, photographiez chaque rayure et bosse existante, testez les freins et les pneus, et ne laissez pas votre passeport en caution. Une caution en espèces ou une photo de votre passeport est normale ; laisser le vrai document est un moyen connu, pour un mauvais loueur, de vous prendre en otage sur des dégâts inventés, alors gardez-le sur vous. Serrez les deux freins, regardez la bande de roulement des pneus, et assurez-vous que les feux et le klaxon marchent. Pour l'essence, les vraies stations Pertamina sont les moins chères et les plus propres ; les étals au bord de la route qui vendent de l'essence en bouteilles de verre dépannent et sont partout, juste un peu plus chers. Convenez à l'avance de ce qui se passe si la moto tombe en panne.
Le vrai danger, et quand ne pas conduire
Les accidents de scooter sont de loin la cause la plus fréquente de blessures graves et de décès chez les touristes à Bali, et c'est la simple vérité, pas une tactique de peur. La circulation est dense et rapide, les voies sont étroites, les revêtements sont irréguliers, et vous les partagez avec des camions, des chiens et d'autres touristes qui n'ont jamais conduit. Si vous n'avez aucune vraie expérience de conduite chez vous, apprendre dans cet environnement est vraiment une mauvaise idée. Il n'y a aucune honte à y renoncer : un chauffeur privé pour la journée ou les applications de VTC vous emmènent presque partout pour très peu, et vous laissent regarder le paysage plutôt que les nids-de-poule.
Garder le cap sur la route
Si vous conduisez malgré tout, fixez votre téléphone au guidon et laissez la carte vous parler plutôt que de la consulter au feu rouge. Les petites routes de Bali sont mal signalées et votre itinéraire traverse souvent des villages sans repères évidents, donc la navigation en direct est ce qui vous fait avancer au lieu de vous arrêter pour plisser les yeux sur un écran. Cela ne marche qu'avec une connexion data qui tient loin du Wi-Fi des cafés, donc avoir un eSIM qui fonctionne et activé avant de récupérer la moto signifie que Google Maps, les arrêts essence et la position de votre location sont à portée de regard dès que vous démarrez.






